Après le coronavirus, le dé-confinement

Et après ?

Sur cette page seront exposées les idées, propositions et décisions concernant la suite. Le carême aura été vécu étrangement, les fêtes de Pâques et la semaine sainte vécus en privé, nous ne nous serons plus rencontrés pendant pas mal de jours, de semaines peut-être.

On ne pourra pas faire comme si rien ne s’était passé, nous aurons besoin de retomber sur nos pieds. Des idées vont germer pour vous proposer de remettre en place la vie paroissiale, la vie spirituelle, l’année liturgique, les relations entre nous, etc.

L’EAP, l’équipe de prêtres travaillent pour mettre tout cela au point.

On aimerait que cette fin de confinement soit vécu de manière analogique comme une résurrection que nous aurons eu du mal à célébrer le jour de Pâques.

Il faudra reporter à une date encore inconnue la marche vers le baptême de nos quatre catéchumènes.

Les informations seront données sur cette page.

Dernières nouvelles

Pour les messes  et dernières nouvelles voir la page suivante: cliquer ici

Une messe avec une assemblée aura lieu dans l’église du Sacré-Cœur pour la Pentecôte à 10h30.

Il est possible de venir au presbytère pour une demande de baptême ou de mariage.

Toutefois cela ne peut se faire que sur rendez-vous grâce à la fiche contact remplie

Si vous indiquez votre numéro de téléphone on vous appellera.

Il y aura des conditions de rencontre pour éviter les problèmes de transmission du virus.

 

5 réflexions sur « Après le coronavirus, le dé-confinement »

  1. En premier lieu, peut-être, une messe d’action de grâce le dimanche avec une journée festive pour se retrouver.

  2. Voici un texte humoristico-sérieux de Denis Moreau, professeur de philo à l’université de Nantes, que vous pourriez peut-être trouver intéressant pour nourrir la réflexion sur l’après-confinement ?

    “Allez, je vais faire râler un peu mes coreligionnaires catholiques (j’aime assez ça) et leur donner l’occasion de ressentir à quel point ils sont de bons chrétiens quand moi j’en suis un très mauvais.
    Depuis le début de ce confinement, le simple fidèle que je suis ne peut plus, comme tout le monde, assister à la messe dominicale. Moi qui n’ai jamais raté la messe du dimanche depuis plus de 30 ans (sauf une fois où j’avais plus de 40 de fièvre), pour remplacer, je regarde donc scrupuleusement tous les dimanches la messe à la télé ou sur Internet.
    C’est certes un pis-aller. Mais, honnêtement, je dois bien avouer que ne pas pouvoir assister à la messe en vrai et communier ne me manque pas tant que ça. J’ai un peu honte, surtout quand je lis sur Internet tous ces cathos qui expliquent que ne pas pouvoir aller à la messe ni communier creuse un vide béant dans leurs vies et les fait intensément souffrir (je ne me permettrai évidemment pas de suspecter la sincérité de ce genre de témoignage, mais mon mauvais esprit me pousse quand même à me demander dans quelle mesure certains n’en rajoutent et ne surjouent pas un peu dans ce registre)

    Enfin bon, c’est comme ça. Je vous laisse trouver si vous le voulez que je suis un très mauvais catholique (je suis habitué). Si on veut prendre les choses du bon côté, je me demande si, spirituellement parlant et en ce qui me concerne, cela ne sera pas la principale leçon de ce confinement : il va falloir que je j’apprenne à désirer et aimer un peu plus la messe dominicale.

    De façon plus globale, et puisqu’il faut bien trouver des moyens de faire autant que possible une bonne limonade avec le fort amer jus de citron du confinement, je dirais ceci : je me demande si, pour l’Eglise catholique de France, ce confinement n’est pas une bonne occasion de réaliser, volens nolens, la mutation à laquelle elle ne coupera pas mais devant laquelle elle recule, ou refuse l’obstacle, depuis pas mal de temps.
    On le sait bien : dans quelques années et hors de quelques diocèses privilégiés, les prêtres manqueront massivement.
    Je ne suis pas sûr que les catholiques de France, qui sont pourtant tous au courant du problème, aient eu jusqu’à présent le courage et la lucidité pour l’affronter et l’anticiper. Au contraire on continue, en bricolant de bric et de broc, à faire comme si tout allait continuer à peu près comme avant (je pense typiquement au schéma : un curé/une paroisse qu’on ne maintient, de façon de plus en plus fictionnelle, qu’en faisant démesurément grandir la taille des paroisses, ce qui rend la charge épuisante pour les prêtres qui s’en occupent).

    Ce confinement nous force en quelque sorte à imaginer ce que sera l’Eglise d’après, celle qui devra apprendre à vivre avec peu de prêtres, moins d’eucharisties, des sacrements moins accessibles et plus rarement dispensés. Et à ma grande surprise, moi qui suis plutôt pessimiste par nature, je trouve que ce qui est en train de se passer dans l’Eglise de France donne plutôt des raisons d’espérer.
    Je ne parle pas ici des messes virtuelles (qui posent effectivement un problème), mais de tout le reste, cette remarquable floraison d’initiatives spirituelles et de solidarités qu’on observe depuis la mi-mars : attention redoublée aux plus faibles et démunis, aux anciens, groupes de prière via Internet, partages d’expériences spirituelles, rôle accru des laïcs (et donc des femmes) dans tout cela.

    A nouveau mon tempérament me porte à être assez pessimiste à propos de tous les grands et beaux discours qu’on entend ces jours-ci sur le « monde d’après » qui serait radicalement différent de celui d’avant. Je crains qu’une fois cette histoire de Covid réglée (puisqu’elle finira bien par l’être), tout reparte comme avant : frénésie de consommation, capitalisme triomphant, saccage de la planète.

    Mais pour l’Eglise de France, étant entendu qu’il est souhaitable de rétablir la dimension réelle, incarnée, des relations qui nous manque si cruellement depuis six semaines, j’espère que cette bizarre expérience du confinement sera l’occasion de mettre en branle, activement, une profonde et inévitable mutation, plutôt que d’attendre benoitement sans rien faire l’effondrement de ses structures actuelles.

    Comment ? Je n’en sais rien. Mais il y a sûrement une foule de choses à inventer à partir de ce que nous avons vécu depuis la mi-mars.»

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